Randonnée à dos d'éléphant
à Phuket, Thailande
Autrefois,
les éléphants sauvages vagabondaient dans l'île
de Phuket, mais lorsque l'exploitation des mines d'étain
et des plantations d'hévéas eut modifié leur
environnement naturel, ils se mirent à disparaître
lentement. Récemment, il y a trois ans environ, les seuls
éléphants restants étaient destinés
aux attractions touristiques comme le 'Village Thaï' ou la
'Ferme aux Crocodiles'. Fin 1994, l'organisme 'Siam Safari Nature
Tours' a ouvert une nouvelle voie pour la sauvegarde de l'espèce:
les visiteurs se voyaient offrir l'opportunité d'une promenade
à dos d'éléphant dans sa propriété,
sur les collines surplombant Chalong Bay. Conçu et dirigé
convenablement, l''elephant trekking' peut donner un sérieux
coup de pouce à l'industrie du tourisme tout en générant
les fonds nécessaires à une survie digne pour des
milliers d'éléphants. Malheureusement, dans la course
au profit actuelle incontrôlée, l'effet inverse peut
se produire. Le nombre de camps d'éléphants est en
croissance constante, mais les constats de maltraitance et de surmenage
de ces pauvres animaux augmentent au même rythme. La dernière
chance de sauver beaucoup d'entre eux pourrait venir des visiteurs
qui, bien informés de cet état de choses, exigeraient
pour eux un traitement plus digne.
Une réalité déplaisante vient de la diminution
considérable de l'habitat naturel des éléphants
d'Asie qui ne seraient plus que 2.000 à l'état sauvage.
Ce chiffre est considéré comme insuffisant pour assurer
la sauvegarde de leur diversité génétique essentielle
à leur survie. La tradition voulait que ces géants
fussent domestiqués et employés dans le négoce
du bois pour transporter les troncs d'arbres coupés. Mais
ce négoce fut interdit en Thaïlande en 1989, mettant
par conséquence les éléphants au chômage.
Depuis, ils traînent dans les rues de Bangkok et les sites
touristiques pour mendier de quoi se nourrir et survivre. En captivité,
un éléphant coûte approximativement 500$US par
mois en nourriture et soins. Dans notre monde moderne, il fait face
à un problème quasi-humain: s'il n'est pas rentable,
il ne mange pas. Or la survie de ces créatures majestueuses
et très intelligentes est hautement improbable. Il est plus
important que jamais que les visiteurs comprennent qu'ils ont réellement
le pouvoir d'exercer une influence bénéfique sur le
traitement infligé aux éléphants, ne serait-ce
qu'en sélectionnant soigneusement les camps qu'ils iront
voir. Comme toutes les entreprises en expansion, l''elephant trekking'
est sujet aux abus.
-
Evitez les camps où les Mahouts (cornacs) utilisent
les redoutables crochets métalliques pour contrôler
l'animal. C'est cruel et inutile pour un éléphant
bien dressé et heureux. Mais chose déplorable,
son usage est légal en Thaïlande, et fréquent.
-
Dans bien des camps, le régime alimentaire journalier
est inadapté voire malsain pour ces animaux qui ont besoin
de paître 8 à 10 heures par jour. De plus, étant
issus de la forêt, ils détestent rester au soleil.
Fuyez ces camps où ils sont maintenus en plein soleil
toute la journée.
-
Ils n'aiment pas le bruit et craignent les automobiles, leurs
repas en sont affectés. Beaucoup de ces camps dressés
le long des routes ont plus à offrir qu'une simple occasion
de faire une belle photo de vous juché sur le dos d'un
éléphant cheminant lentement sur un sentier battu
pendant 10 minutes. Si l'un de ces camps ressemble à
un attroupement prêt à décamper, ce n'est
probablement pas une illusion. Evitez ce genre d'endroit si
peu organisé qu'il semble ouvert depuis la veille seulement.
Attention! Ne
vous approchez jamais d'un éléphant non accompagné
de son mahout (cornac). Tous ne sont pas habitués à
la présence d'inconnus, aussi soyez prudents.
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L'éléphant
est le plus gros mammifère terrestre vivant sur Terre. Il
joue depuis toujours un rôle majeur dans la culture Thaï
et l'histoire du pays est riche en traditions où figurent
ces bêtes vénérables. Le Siam (ancien nom de
la Thaïlande) était constamment en guerre et ces animaux
y tenaient le même rôle que les tanks dans les batailles
modernes. Par contre, leur rôle de bête de somme n'est
pas une réussite car la charge moyenne transportée
ne peut excéder 270kg, contrairement aux affirmations des
Japonais qui prétendaient que pendant la seconde guerre mondiale,
ils se chargeaient chacun de quatre tonnes de munitions. Après
une journée de labeur, l'éléphant a besoin
d'être relaché dans la forêt pour se nourrir;
il passe la plus grande partie de la nuit à ingérer
les 350 Kg de végétation qui lui sont nécessaire
à l'âge adulte. C'est lorsqu'il fourrage dans certaines
zones de plantations qui détiennent le plus de qualités
nutritives que les choses se gâtent sérieusement avec
les fermiers et villageois. Par exemple, il aime les ananas et semble
ravi de les trouver en rangées bien ordonnées, mais
l'irritation des fermiers se manifeste à coup de poison et
de fusil contre ce ravageur de clôture et de récoltes.
On estime que plusieurs milliers d'éléphants au moins
sont encore utilisés dans le négoce du bois pourtant
interdit depuis une décennie. Beaucoup de ceux qui les font
travailler les droguent sans scrupules afin d'en tirer le maximum.
Aucune loi ne protège ces animaux majestueux de la cruauté
de leurs propriétaires malgré la disparition progressive
de ce symbole vivant de la Nation. Ils continuent de souffrir horriblement
de sous-alimentation et de mourir bourrés d'amphétamines,
résultat de la cruauté et de l'ignorance des hommes.
De
plus en plus souvent, leurs tragédies occupent les journaux:
éléphants empoisonnés lors d'une incursion
dans un champ d'ananas, éléphants drogués aux
amphétamines pour les contraindre à travailler plus
dur, solitaire tué d'un coup de fusil, un éléphant
tue un touriste Australien.
L'article suivant est paru le 19 Décembre 1997 dans le Bangkok
Post et n'est malheureusement pas le seul du genre.
L'autopsie d'un éléphant de trait mort subitement
dans le district de Hang Chat a révélé qu'il
était mort des suites d'un travail excessif et de mauvais
traitements.
Preecha Puangkham, vétérinaire de l'"Elephant
Hospital", constate les mêmes causes de mort brutale
d'un éléphant dans une rizière à Ban
Na Bua: surmenage, malnutrition, manque de repos, variations de
températures brutales.
A l'autopsie de Plai Ek, éléphant mâle de 20
ans, on a découvert des hémorragies internes dans
la plupart des organes vitaux tels que le cur, le foie, l'abdomen
et le cerveau.
"Par expérience, je peux dire que sa mort subite est
dûe au surmenage. Son cur était trop gros, signifiant
qu'il avait beaucoup trop travaillé peu de temps avant. L'accumulation
anormale de sang dans ses organes a occasionné des convulsions
à Plai Ek," affirma Mr Preecha.
Quant à l'hypothèse émise par les villageois
sur un empoisonnement possible, il fallait attendre les résultats
de l'autopsie pratiquée par le Centre Vétérinaire
de Recherche et de Diagnostique du Nord avant de tirer des conclusions.
Par ailleurs, il a aussi formulé son inquiétude pour
les 30 éléphants utilisés illégalement
dans le travail du bois dans la même région où
vécut Plai Ek et qui courraient les mêmes risques.
Toujours selon les dires de Mr Preecha, l'Hôpital pour Eléphants
qui hébergeait alors 50 éléphants malades surveilla
de près chacun d'entre eux jusqu'à ce qu'on soit sûr
que Plai Ek n'était pas mort de maladie contagieuse.
Siam Safari Nature
Tours co.,ltd.
17/2 Soi Yod Sane, Moo 10, Chalong, Phuket, 83130 Thailand
Tél: 076 280 116
Fax: 076 280 107
Fax International:+66 76 280 107
A été le premier à Phuket à mener les
promenades à dos d'éléphant sur les pistes
de la jungle, sur sa propriété dans les collines au-dessus
de Ao Chalong. Ardent défenseur de l'Eco-Tourisme, Siam Safari
a reçu de nombreuses récompenses de l'industrie du
tourisme ainsi que de l'Office du Tourisme en Thaïlande.
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