Etain, Caoutchouc et Tourisme
Ce
sont depuis fort longtemps les forces économiques sur lesquelles
reposent le développement et l'histoire de Phuket. Cette
page propose un bref aperçu de l'évolution de ces
ressources et leur rôle sur l'avenir de l'île.
L'abondance de l'étain le hisse au 49ème rang des
éléments de la croûte terrestre. Le principal
minerai d'étain est la cassitérite, SnO2 (oxyde d'étain
naturel), que l'on trouve abondamment sur l'Ile de Phuket. L'étain
est un métal très recherché, utilisé
dans des centaines de procédés industriels à
travers le monde. Il entre dans la fabrication d'alliages communs
tels que le bronze (étain et cuivre), le fil à souder
(étain et plomb), les métaux d'imprimerie (pour les
presses typographiques, étain, plomb et antimoine) et d'objets
appelés Etains (étain et plomb). Sous la forme de
plaque, il se retrouve dans les boîtes de conserve et articles
similaires mais aussi comme couche protectrice de l'acier (fer-blanc),
le cuivre et autres métaux. Il est également utilisé
en alliage avec le titane dans l'industrie aérospatiale et
entre même dans la composition de certaines pâtes dentifrice
et d'insecticides.
Sur l'île de Phuket, le minerai d'étain se trouve
dans le sable ou en particules mélangées aux gravillons.
Au début de son exploitation, on attendait que les grosses
pluies emportent la couche supérieure de terre mettant à
nu les veines du minerai parmi les graviers. Ensuite, on en vint
à extirper l'étain des dépôts qui affleuraient,
on creusait un puits étroit sur une profondeur de 20 à
40 pieds (6 à 12 mètres) jusqu'à la veine en
forme de cloche ou oblongue, et on remontait le gravier contenant
du minerai. Malgré le danger et les douloureuses courbatures
dûes à ce type d'exploitation, on ouvrait de plus en
plus de ces mines à ciel ouvert qui émaillent le paysage.
Vers le milieu du 18ème siècle, les opérations
minières d'extraction d'étain à Phuket étaient
déjà à la pointe. La technologie minière
évoluait et l'extraction de surface se faisait au moyen de
pelles mécaniques, d'excavatrices à godets, de tapis
roulants rapides qui transportaient de grosses quantités
de sable et graviers jusqu'à une installation mécanique
de triage où le mélange était criblé,
secoué en tous sens et lavé à grande eau afin
de récupérer le minerai d'étain. Pendant la
saison des pluies, les énormes machines hydrauliques haute
pression étaient bien alimentées en eau et pouvaient
venir à bout du talus de graviers d'une colline entière.
L'arrivée de la première drague en 1907 permit à
l'industrie minière de Phuket d'exploiter une vaste surface
qui jusque-là était restée inexplorée.
Plusieurs types de dragues étaient utilisés selon
les endroits: hydrauliques pour aspirer les dépôts
alluviaux de l'océan, séparant l'étain du gravier
qui était déversé sur la rive par l'intermédiaire
d'un pipeline flottant; élévatrices dont une chaîne
sans fin remontait des godets remplis de déblais raclés
au fond de la mer et qui séparaient le minerai du reste qui
retournait dans l'eau. La zone côtière de Phuket et
le fond des eaux environnantes ont été sérieusement
dénaturés par ces dragages.
Pour extraire l'étain, on commence par un puissant lavage
de la terre pour retirer les impuretés, puis le minerai est
chauffé pour oxyder les sulfures de fer et de cuivre. Après
un second lavage, il est réduit dans un four et l'étain
fondu qui se dépose au fond est retiré puis fondu
en barres. L'étain fond à 232°C (environ 450° F) et
arrive à ébullition vers 2260° C (environ 4100° F).
Lorsqu'on courbe une barre ordinaire, elle émet un crépitement
appelé le cri de l'étain causé
par la friction des cristaux. La fonte de l'étain produit
aussi des petites quantités d'autres minerais de valeur,
tels que le tantale (utilisé par l'aérospatiale),
le niobium et le wolfram.
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L'étain fut découvert il y a plusieurs millénaires
dans le district de Kathu, centre de l'île de Phuket. Les
mines ont été exploitées avec plus ou moins
de sérieux et de réussite jusqu'en 1992, lorsque la
dernière de Phuket fut fermée.
L'extraction des métaux comme l'étain est l'une des
activités humaines les plus anciennes. Depuis des temps reculés,
elle a eu une influence politique fondamentale sur la société.
L'esclavage y a trouvé sa légitimité en raison
du besoin impérieux de trouver des hommes acceptant le travail
pénible souvent au détriment de leur vie. La valeur
des minerais comme l'étain suffisait souvent à déclencher
guerres et invasions. Le travail dans les mines d'étain remonte
très loin dans l'histoire. Par exemple, à l'époque
où les Romains occupaient l'Angleterre, la Cornouailles expédiait
de l'étain à Rome par bateaux. Ensuite, les mines
passèrent sous le contrôle des Saxons, des Celtes et
enfin des Normands. A partir de 1337, l'héritier à
la Couronne Britannique porte aussi le titre de Duc de Cornouailles.
La colonisation de bien des régions d'Asie était en
partie dûe aux besoins de l'Europe en métaux pour alimenter
les usines de la Révolution Industrielle.
Dans les temps anciens, l'étain était fondu avec
du cuivre pour former l'alliage de bronze. Au cours du développement
de l'humanité, la découverte de l'étain et
sa transformation en bronze marquèrent la fin de l'Age de
Pierre. Le bronze fut alors utilisé principalement pour la
fabrication d'armes et d'outils coupants, étant plus solide,
résistant et offrant plus de tranchant que la plupart des
alliages, excepté l'acier. Les armes en bronze, épées,
pointes de flèches, boucliers ou haches représentaient
une énorme avancée technologique en plus des avantages
par rapport aux matériaux jusque-là utilisés
tels que la pierre, l'os, le bois ou le cuivre. Plus tard apparurent
les armes en fer plus dur, mais le bronze continua à être
utilisé à la fabrication des canons jusque récemment,
en fait jusqu'à ce que l'acier fut parfaitement maîtrisé.
Longtemps après que le bronze eut été supplanté
par le fer et l'acier dans le secteur des armes, il resta en usage
en Thaïlande pour la fabrication des cloches des temples, des
bols, des chaudrons et autres articles religieux ou artistiques.
L'étain est rarement utilisé seul, sauf les plaques
d'étain pur qui servaient de monnaie d'échange et
pour le paiement des taxes au gouvernement jusqu'à la révolution
démocratique de 1932. Au début du 18ème siècle,
lors de la révolution industrielle, l'étain fut utilisé
comme couche de protection des métaux comme l'acier et le
fer afin d'en prévenir la corrosion. Ce n'est que depuis
ces vingt dernières années que les nouveaux matériaux
composites et les résines ont quelque peu détrôné
l'étain qui fait désormais partie d'une ère
passée.
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Le caoutchouc
Omniprésent
dans toutes sortes d'utilisations, sous une variété
de formes, de tailles et de textures, le caoutchouc est devenu indispensable
à notre vie moderne. Rencontre du Caoutchouc avec la
Route, slogan publicitaire du plus grand producteur de pneumatiques,
pourrait résumer l'importance que ce matériau et ses
dérivés ont pris dans la révolution des transports
du siècle passé. Le caoutchouc, naturel ou synthétique,
se caractérise par son élasticité, son imperméabilité
et sa résistance électrique. Le caoutchouc naturel
provient de la sève blanche ou latex qui s'écoule
de certaines plantes, plus particulièrement d'un arbre originaire
d'Amazonie appelé Hévéa Brasiliensis. Les caoutchoucs
synthétiques sont fabriqués le plus souvent à
base de pétrole et de ses dérivés.
L'Hévéa Brasiliensis est le plus productif dans
une étroite zone s'étendant sur environ 1100 km de
chaque côté de l'équateur. Il y a environ 250
arbres par hectare et le rendement annuel des arbres ordinaires
est de 450 kg de latex brut séché par hectare. Le
rendement annuel d'hévéas spécialement sélectionnés
peut atteindre 2225 kg par hectare, et des arbres expérimentaux
produisant annuellement jusqu'à 3335 kg par hectare ont été
développés. Des rangées bien droites d'hévéas
parsèment les paysages du sud de la Thaïlande et de
la Malaisie.
Aujourd'hui encore, on récolte le latex comme il y a plus
d'un siècle lorsque Nicholas Ridley en fit la découverte.
Les récolteurs travaillent de 2 heures du matin jusqu'au
lever du soleil. Ils pratiquent une incision en forme de chevron
dans l'écorce sur une longueur équivalent approximativement
au tiers ou à la moitié de la circonférence
du tronc. Le latex suinte et s'écoule dans un petit bol fixé
sous l'incision. La quantité recueillie par arbre à
chaque passage est d'environ 30 ml. Par la suite, les récolteurs
grattent une étroite bande d'écorce sous l'incision
précédente pour une nouvelle récolte, généralement
tous les deux jours, et ainsi de suite jusqu'à ce que les
entailles arrivent au pied de l'arbre. Dès ce moment, on
laisse à l'écorce le temps de se reconstituer, puis
les opérations recommencent. Le latex recueilli est filtré,
dilué avec de l'eau, traité avec un acide afin de
coaguler les particules de caoutchouc puis versé dans des
récipients pour le laisser durcir. Une fois solidifié,
le latex se présente sous forme de feuilles qui sont passées
dans une essoreuse à rouleaux pour les étirer, puis
dans une autre qui les marque de profonde rayures afin de les essorer
à fond et de les assouplir. Un spectacle courant à
Phuket est la vue de ce qui semble être des draps blancs sales
étendus dehors sur des cordes à linge. Ce sont en
fait des feuilles de caoutchouc brut finissant de sécher
avant leur expédition.
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Histoire du caoutchouc
Le savant Anglais Joseph Priestley, remarquant la capacité
du caoutchouc à effacer les traces de crayon, lui donna son
nom Anglais de "rubber" (de rub out, effacer). Quant à
son nom en Français, caoutchouc, il semble qu'il provienne
du mot Amérindien 'cachuchu', "le bois qui pleure".
Quelques-unes des propriétés et utilisations du caoutchouc
avaient été découvertes par les Indiens d'Amérique
du Sud bien avant que Christophe Colomb au cours de ses traversées
ne mette cette connaissance à la disposition du monde. Pendant
de longues années, les Espagnols ont essayé de copier
les articles imperméables des Indiens (chaussures, manteaux
et pèlerines), mais sans succès. Le caoutchouc resta
une simple curiosité de musée en Europe durant les
deux siècles suivants. En 1736, Charles Condamine alors en
expédition géographique en Amérique du Sud,
envoya quelques rouleaux de caoutchouc brut en France avec une description
des produits fabriqués par les Indiens d'Amazon Valley. L'intérêt
scientifique général pour cette substance et ses propriétés
renaissait. En 1791, la première application commerciale
du caoutchouc fut à l'initiative d'un fabricant Anglais,
Samuel Peal, qui breveta un procédé d'imperméabilisation
de tissus obtenu en les traitant avec une solution de caoutchouc
et d'essence de térébenthine. En 1823, un inventeur
Ecossais, Charles Macintosh, utilisa les tissus imperméabilisés
pour fabriquer une ligne de vêtements imperméables
qui porte son nom encore aujourd'hui. Dès 1830, les articles
en caoutchouc connurent un tel succès que bouteilles et chaussures
fabriquées par les Indiens d'Amérique du Sud furent
importées en quantités considérables. L'inconvénient
majeur de ces articles était qu'ils devenaient cassants par
temps froid et collants et malodorants en été. En
1839, le célèbre inventeur Américain Charles
Goodyear breveta un procédé de cuisson du caoutchouc
avec du soufre qui supprimait ces inconvénients, le procédé
appelé vulcanisation.
Les arbres à caoutchouc sauvages des jungles d'Amérique
du Sud continuèrent à représenter la principale
source de caoutchouc brut pendant la plus grande partie du 19ème
siècle. Les tentatives pour les implanter dans l'hémisphère
occidentale échouèrent à cause d'une maladie
des feuilles. En 1876, comme la demande excédait largement
la production, l'explorateur Britannique Sir Henry Wickham acquis
70.000 graines d'Hévéa Brasiliensis et réussit,
malgré un embargo sévère, à les sortir
clandestinement du Brésil. Leur germination se fit dans les
serres chauffées des Jardins Botaniques de Londres, et des
plantations furent établies d'abord à Ceylan (de nos
jours le Sri Lanka), puis dans diverses régions tropicales
de l'hémisphère orientale. Onzes jeunes plants arrivèrent
au Jardin Botanique de Singapour en 1877 où Henry Nicholas
Ridley mit au point une méthode de croissance rapide afin
d'assurer la reproduction des arbres et l'exploitation de la sève
laiteuse. En 1896, un fermier Chinois de Malacca changera la physionomie
et l'avenir économique non seulement de la Malaisie mais
aussi de tout le Sud-Est Asiatique en devenant le premier à
cultiver l'hévéa avec succès dans la région.
Phuket profita bientôt de la grande aventure. Le premier
arbre à caoutchouc arriva sur l'île en 1903 et les
plantations se développèrent si vite qu'elles couvrirent
rapidement plus du tiers des terres de l'île de Phuket. Beaucoup
de vastes et fructueuses plantations furent établies, créant
une nouvelle vague d'immigration pour faire face aux besoins de
cette industrie intensive. La grande majorité des ouvriers
de ces plantations sont des Musulmans Thaï.
Le développement des industries automobile et aéronautique
contribua à l'explosion de la demande de caoutchouc naturel.
Des caoutchoucs synthétiques furent mis au point mais leur
prix était si élevé qu'on ne les utilisa que
lorsque des propriétés spécifiques étaient
requises. Le caoutchouc entraîna une vague de prospérité
qui dura jusqu'au début des années 1940. Avec la Seconde
Guerre Mondiale se révéla l'importance économique
et politique du caoutchouc naturel lorsque l'Extrême-Orient
coupa les approvisionnements. La pénurie criante accéléra
le développement du synthétique. Lorsque la guerre
éclata, les Etats-Unis se lancèrent dans un programme
dont l'envergure rivalisait avec celui de la bombe atomique (le
"Manhattan Project"). Près d'un milliard de dollars
fut investi dans les recherches et le développement du caoutchouc
synthétique nécessaire au maintien de l'effort de
guerre des Alliés.
Après la guerre et pendant les quarante années qui
suivirent, l'industrie du caoutchouc naturel connut des hauts et
des bas. L'essor du caoutchouc synthétique, l'augmentation
des prix de la main d'œuvre, les troubles de l'environnement, l'instabilité
politique, tous ces facteurs déstabilisèrent l'industrie
du caoutchouc naturel. Périodiquement, le prix et la demande
du caoutchouc naturel grimpaient puis baissaient en fonction du
stockage qu'effectuaient les Etats-Unis et d'autres puissances mondiales
par mesure de sécurité. Enfin, le développement
des industries de haute technologie de l'espace et de l'informatique
créèrent une demande continue de produits nouveaux
et exotiques, ce qui entraîna des progrès dans la technologie
du caoutchouc synthétique et par conséquent une chute
brutale de la production du caoutchouc naturel. Au début
des années 1980, les Etats-Unis consommaient annuellement
280.000 tonnes de caoutchouc naturel pour 2.000.000 tonnes de synthétique.
Cette spirale d'effondrement continua jusqu'au milieu des années
1980 lorsqu'apparut le SIDA, épidémie mondiale réclamant
des préservatifs en latex, des gants de chirurgie en latex,
et bien d'autres produits apparentés qui firent remonter
la demande en caoutchouc naturel à un niveau record. Aujourd'hui,
les plantations d'hévéa ont repris leur activité
et ont été améliorées à l'aide
d'arbres à fort rendement.
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Jusqu'en 1972 et la récession de l'industrie métallurgique,
l'île de Phuket avait tiré sa richesse de l'étain
et du caoutchouc, n'attachant aucune importance au tourisme. C'était
une obscure province isolée dans le sud de la Thaïlande
en dépit du fait qu'elle contribuait régulièrement
et plus largement que toute autre région au revenu national.
Les routes y étaient rares, infestées de brigands
et le plus souvent impraticables pendant la saison des pluies. Le
seul moyen de relier l'île était le bateau. Une série
d'aménagements a radicalement changé cet état
de choses: construction d'un réseau routier, ouverture de
services aériens réguliers, construction du pont Sarasin
la reliant au continent, etc.... Vers le milieu des années
70, le magazine "Newsweek" évoqua les merveilles
méconnues de Phuket à l'intention des voyageurs en
quête de nouveautés. En l'espace de peu de temps, les
visiteurs affluèrent sur les magnifiques plages de la côte
Ouest, faisant naître ainsi une nouvelle industrie pleine
de promesses. Aujourd'hui, l'île accueille annuellement plus
d'un million de visiteurs.
Après une période d'une expansion surprenante, Phuket
se préoccupe maintenant de son environnement, du moyen de
sauvegarder son charme tropical. La plupart du temps, le développement
de l'île s'est fait au hasard sans aucun plan pour canaliser
l'accroissement tentaculaire de la population et l'intégration
des flots de touristes. Généralement, on est attiré
par l'éclatante beauté de Phuket, ses magnifiques
plages de sable blanc, son microclimat, ses eaux cristallines et
chaudes, mais la tendance actuelle semble favoriser la prolifération
des aménagements hôteliers chers et clinquants qui
entraînent des changements beaucoup trop importants pour l'environnement.
Il vous arrivera de faire des expériences bizarres causées
en partie par l'industrie du tourisme trop occupée à
maintenir les marges bénéficiaires. Par exemple, on
vous fait rêver à coups de millions de dollars de publicité
à un paradis tropical appelé Phuket, mais votre première
expérience à votre arrivée sera de vous retrouver
enfermé dans un mini-bus conduit par un as du volant capricieux.
Et pendant que vous vous cramponnez, le conducteur n'a qu'une idée
en tête: plus il véhicule de personnes, plus il fait
de profits! Vous pourrez constater aussi qu'à Phuket, les
établissements sont souvent plus chers pour les "farangs"
(étrangers) que pour les Thaïs.
Pour réhausser le prestige de Phuket et lui conserver sa
renommée internationale, il faudra une meilleure coordination
entre le gouvernement local et le milieu des affaires.
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